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Vie quotidienne

La fête des Menteurs à Moncrabeau

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3 août 2008, pour défendre la langue gasconne, j'ai participé à la fête des Menteurs à Moncrabeau

La Gasconade, ou la « colhonada », faisant partie des traditions populaires, j’ai voulu m’y essayer. Ces histoires au coin du feu, inventées de toutes pièces, souvent construites à partir de faits réels bien vite enjolivés, grossis, détournés pour déboucher sur des invraisemblances fantastiques, ces histoires donc,  ont de tout temps existé et meublé les longues veillées  d’hiver. Certains « hableurs » étaient devenus experts dans l’art de travestir la vérité. Le village de Moncrabeau entre Nérac et Condom a fait de la « menterie » sa spécialité et organise tous les ans, le premier dimanche d’août, son festival des Menteurs avec un concours international de menteries.

13 candidats cette année 2008, venus du Lot et Garonne, de l’Hérault, des Ardennes (Charleville-Mézières), du Comminges mais aussi de Belgique (Namur) et du Québec… Les deux idiomes autorisés étant le français et le gascon j’ai décidé (et j’étais le seul) de m’exprimer en gascon.

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Fèiras e marcats de palha e de poralha

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« Fèiras e marcats de palha e de poralha »,

René Paraillous.  (Castètjalos, vint-cinq d’agost de mil nau cènt dètz).

René Paraillous, surnommé « Pépiou », natif de Casteljaloux, a été un temps marchand de quatre saisons à Paris. Revenu terminer sa vie au pays, il fréquente le «  foyer de l’automne » et écrit en français et en gascon ses souvenirs. S’ils ne sont pas d’une très grande qualité littéraire, ses écrits sont toutefois pleins d’humour et les témoins précieux d’une époque si près de nous et qui nous paraît pourtant à des années lumières de la vie d’aujourd’hui.

Sur les emballages des fruits et légumes qu’il proposait aux Parisiens on pouvait lire :

« Les années passent
Les marchands lassent,
Mais les gourmets raffinés Iront toujours chez René ».

Quelques uns de ses écrits, des poèmes pour la plupart, ont été rassemblés dans un petit fascicule édité à l’Imprimerie casteljalousaine J Queyrou sous le titre : « Insomnies de Pépiou ». Imprimé en mai 1977.

Le texte étant écrit phonétiquement et difficile à lire, je l’ai transcrit en graphie classique pour en faciliter la lecture.

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